26 décembre 2010

Hassi Labied à Alnif, 130 km, 345m

Hassi Labied à Alnif, 130 km, 345m

26 décembre

Quelle journée magnifique! Toute les conditions étaient réunies pour faire de notre retour sur la route, après 8 jours de congé, un pur plaisir. Le vent ne souffle pas aujourd'hui, ce qui est de bon augure car la route de Hassi Labied à Rissani passe par un plateau. Ça c'est avant que nous prenions le tournant pour Alnif, quelques 35 kilomètres plus loin. Les montagnes sont de retour ainsi que les grands plateaux désertiques du Maroc. 
De Hassilabied à Alnif 2010-12-26



Les plateaux sont sans fin, et rien n'y pousse hormis quelques arbres ici et là et beaucoup de buissons piquants du désert. Au premier camping car que nous voyons, nous arrêtons pour demander de l'eau. Il fait déjà chaud et nos gourdes se vident très rapidement. La dame et son mari, deux retraités d' Hollande, sont venus passer l'hiver au Maroc. Avant même que nous leur demandions de l'eau, la dame nous offre un cappuccino du désert et des biscuits. Louis ne refuse pas, moi je ne veux que de l'eau.

De Hassilabied à Alnif 2010-12-26

De Hassilabied à Alnif 2010-12-26
Entretemps, son mari, qui était parti à la recherche de fossiles, revient et nous montre ses photos. Il n'en fallait pas plus pour susciter notre curiosité et nous allons voir ces fossiles.

De Hassilabied à Alnif 2010-12-26

Merci pour toute cette gentillesse! La route est très tranquille, c'est quasiment une grande piste cyclable, tellement il n'y a pas de circulation. Nous ne croisons pratiquement aucun village mais, souvent, surgissant de nulle part, des enfants en petits groupes de 3 à 4, sont là, sur le bord de la route. Ils attendent le touriste pour lui demander, comme à l'habitude un stylo, un dirham ou un bonbon. Souvent pour les éviter nous devons changer de voie et augmenter notre vitesse pour éviter qu'ils s'accrochent à nos vélos. Le même scénario se répète quand nous arrivons dans les micros villages, où un comité d' accueil ne tarde pas à se former pour nous quémander. Ceci peut devenir un peu fatiguant à la longue mais, on apprend vite comment ''contourner'' le problème. À la pause dîner, il ne reste que 55 kilomètres avant Alnif et nous décidons de tester nos capacités et voir si nous sommes capables de le faire car, nos odomètres indiquent déjà 75 km. Vu que le vent ne s'est toujours pas levé, pourquoi pas. Mieux vaut profiter de ce plateau lorsqu'il n'y a pas de vent, ça rend le vélo beaucoup plus facile. À l'horizon, un camping car se dessine avec une petite famille. Ils nous attendent avec une bonne bouteille d'eau. Petit brin de jasette et nous voilà repartis. L'après-midi se roule bien, les kilomètres, indiqués sur les bornes le long de la route, descendent lentement mais sûrement. Au centième kilomètre, une fatigue commence a s'installer. Au 115ième, ouf! Les jambes et le moral sont pas mal à plat. Au 125ième, une dernière côte, pour nous achever. L'énergie est à zéro. Courage, Alnif est pas loin. Et, tel un mirage, entre deux pitons rocheux, au pied d'une palmeraie, se cache le village. Les deux hôtels qui existent sont en face l'un de l'autre. Le magasinage est moins long que la négociation du prix. Nous sommes très fiers de nous, 130 kilomètres, tout un exploit. Pour fêter cela nous mangerons, pour faire changement, un tajine!

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